27 septembre, 2 heures du matin.
(couchés devant l'aéroport, en attendant le petit matin et le début du jour pour prendre le train de banlieue vers Madras)
Mon corps est bien arrivé en Inde. Mon cerveau ne devrait pas trop tarder à suivre.
Je suis déconnectée. Je ne sais plus quel jour, quelle heure.
Il fait lourd. Pleine nuit, 25 °. La pluie a du mal à rafraichir l'atmosphère.
Vautrée à côté de l'aéroport.
En face de moi deux femmes et une petite fille. Déjà un semblant de dialogue fait de sourires et de gestes.
Ces femmes sont bien habillées, elles portent des bijoux ; elles sont belles. Pourtant, comme moi, elles sont couchées par terre. La petite fille, six ans au plus, a du s'endormir maintenant.

Pourquoi sont-elles ici ?
Tout à l'heure en sortant de l'aéroport, le nombre de personnes couchées dehors, endormis, à même le sol ; et maintenant, face à moi, ces deux femmes.
La fatigue nous gagne toutes les trois. Echange de regards.
Il fait nuit, je ne vois rien au delà du parking, plein de taxis.

L'orage et ses éclairs me laissent deviner régulièrement l'ombre d'une colline face à moi. Rien d'autre.
Il semble aussi qu'il n'y ait qu'une seule race de chiens en Inde. Des chiens et des corbeaux.
Je suis fatiguée. Mon corps accuse les dix heures d'avion et la fête du départ. Je suis là sans y être ; je commence à comprendre que je vais vraiment passer un mois ici.
Mais quand dorment-ils ? Il est 3h00, et toujours autant de monde partout !
(couchés devant l'aéroport, en attendant le petit matin et le début du jour pour prendre le train de banlieue vers Madras)
Mon corps est bien arrivé en Inde. Mon cerveau ne devrait pas trop tarder à suivre.
Je suis déconnectée. Je ne sais plus quel jour, quelle heure.
Il fait lourd. Pleine nuit, 25 °. La pluie a du mal à rafraichir l'atmosphère.
Vautrée à côté de l'aéroport.
En face de moi deux femmes et une petite fille. Déjà un semblant de dialogue fait de sourires et de gestes.
Ces femmes sont bien habillées, elles portent des bijoux ; elles sont belles. Pourtant, comme moi, elles sont couchées par terre. La petite fille, six ans au plus, a du s'endormir maintenant.

Pourquoi sont-elles ici ?
Tout à l'heure en sortant de l'aéroport, le nombre de personnes couchées dehors, endormis, à même le sol ; et maintenant, face à moi, ces deux femmes.
La fatigue nous gagne toutes les trois. Echange de regards.
Il fait nuit, je ne vois rien au delà du parking, plein de taxis.

L'orage et ses éclairs me laissent deviner régulièrement l'ombre d'une colline face à moi. Rien d'autre.
Il semble aussi qu'il n'y ait qu'une seule race de chiens en Inde. Des chiens et des corbeaux.
Je suis fatiguée. Mon corps accuse les dix heures d'avion et la fête du départ. Je suis là sans y être ; je commence à comprendre que je vais vraiment passer un mois ici.
Mais quand dorment-ils ? Il est 3h00, et toujours autant de monde partout !
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